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Exposé d'Instruction Civique (ECJS) de Première S sur le vote des agriculteurs aux élections présidentielles françaises de 2002

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Les spécificités du vote agricole aux dernières élections présidentielles en 2002 Première Scientique au lycée Charlemagne Année 2003 Résumé Exposé d'un groupe de trois lycéens dans le cadre du cours d'Instruction Civique. Droits d'auteur de l'image : DDAF 54 Introduction Le vote des agriculteurs aux dernières élections est globalement semblable à celui de la population, mais il subsiste quelques spécificités. Nous allons tenter d'exposer ces spécificités et d'en expliquer les raisons dans ce devoir. 1 Les chiffres Comparaison du vote national avec celui des agriculteurs 2 Un vote conservateur Le vote des agriculteurs est semblable à celui de la population, mais il demeure quelques spécificités : d'après les chiffres ci-joints, les agriculteurs sont 10% de plus que la population à avoir voté pour le candidat Chirac. Le score de Saint-Josse du parti "chasse, pêche, tradition" est le triple de celui de la population. Chevènement, président du "Mouvement des Citoyens", a obtenu 3% de plus chez les agriculteurs. Enfin, le constat pour la gauche est évident : Laguiller et Besancenot (extrême gauche) ont des scores très faibles chez les agriculteurs. Nous pouvons expliquer ces fortes différences avec le vote de la population par les programmes politiques des partis : il est logique que les agriculteurs aient préféré voter pour le parti des chasseurs, les agriculteurs étant pour la plupart chasseurs. En revanche, en ce qui concerne la gauche, ceci peut être expliqué par un manque de confiance dans leurs buts politiques. En outre, les années précédentes, c'est chez les agriculteurs que Le Pen faisait ses moins bons scores. En 1988, le FN comptabilisait 10% des votes des agriculteurs, alors qu'il a grimpé à 18% en 2002, soit un niveau proche que celui qu'il atteint chez les ouvriers et les employés. Habituellement, le vote agricole résistait aux extrêmes alors qu'il a, en 2002, suivi la mouvance d'une partie de la nation. 3 Quelle sont les raisons de ce choix ? 3.1 Rejet des partis classiques A gauche, le phénomène est également différent de ce qui s'est passé sur le plan national. Qu'est-ce qui explique l'effritement des votes pour les partis classiques dans le monde agricole, plutôt conservateur en général ? Explication avancée par les analystes : l'insécurité. Selon eux, l'insécurité, qui a été le sujet numéro un de la campagne électorale, est également devenue une motivation du vote en milieu rural. 3.2 La remise en cause de la Politique Agricole Commune (PAC) En tout cas, ce vote est très certainement, selon bon nombre d'observateurs, à mettre sur le compte de la déstabilisation récente du monde agricole, soudain mis en accusation sur les questions d'alimentation et d'environnement. A cela s'ajoute la remise en cause des garanties apportées par l'Europe. Bruxelles représente moins la solidité des garanties de prix et de revenu de naguère mais au contraire un nouveau risque, celui du démantèlement de la PAC et de la mondialisation des prix. Enfin, l'éloignement des structures de prise de décision, qui donne plus que jamais le sentiment aux agriculteurs que leurs problèmes ne sont pas réellement pris en compte, a certainement joué, de même que le sentiment de ne pas savoir de quoi sera fait demain, compte tenu des réformes à venir de la PAC. Le discours très anti-européen de l'extrême droite trouve donc un terrain plus favorable. Références Nonna Mayer, Ces Français qui votent Le Pen Références Le Jura Agricole et Rural Références Agence France Presse Références Apasec Références Ipsos Références FNSEA Références Sofres Références Centre d'information sur l'Europe 4 Histogramme Intentions de vote comparées Glossaire : la PAC L'agriculture est incontestablement le secteur économique où le processus d'intégration communautaire s'est opéré en profondeur. En 1962, les 6 Etats membres de la Communauté économique européenne alors déficitaires pour la plupart de leurs productions agricoles mettent en place la politique agricole commune (PAC) dont les objectifs figuraient déjà dans le Traité de Rome: accroître la productivité de l'agriculture; assurer un niveau de vie équitable à la population agricole; stabiliser les marchés; garantir la sécurité des approvisionnements; assurer des prix convenables pour le consommateur. Le succès de cette politique tient à la mise en oeuvre de principes pour établir un véritable marché commun: unicité du marché (suppression des barrières douanières, harmonisation des règles sanitaires et des normes techniques), unité des prix (instauration de mécanismes régulateurs), préférence communautaire (achats de produits d'origine communautaire) et solidarité financière (ressources affectées à des dépenses communes et non en fonction des contributions des Etats membres).